En France aujourd’hui, 28% des adultes souffrent régulièrement de troubles du sommeil, dont 20% de troubles de type insomnies chroniques. Nombreux sont ceux qui sont traités pour cela, avec des résultats en général satisfaisants.

Mais un certain nombre de personnes, qui ont appris à vivre avec, pour qui c’est devenu une part inhérente à leur mode de vie, ignorent le problème, et/ou déclarent parfaitement gérer la situation.

L’insomnie a des conséquences plus ou moins handicapantes, parfois dramatiques.

La durée moyenne de sommeil d’un adulte en France est de 7h30 par jour ; il existe une forte variabilité des temps de sommeil selon les individus.

23% dormant moins de 6h30, et 15% plus de 9h.

durée du sommeil sur 24h
Source : Enquête INSV/TNS Healthcare

Ce qui caractérise l’insomnie, ce n’est pas tant la durée de sommeil, mais la diminution de la durée habituelle du sommeil,
soit à l’endormissement,
soit à cause d’un réveil en cours de nuit,
soit à cause d’un réveil précoce.

Quand une personne est insomniaque de manière chronique, elle a tendance à cumuler ces trois troubles. Cela concerne plus particulièrement les femmes (26% d’entre elles) et les personnes de plus de 50 ans (27%).

Les causes des insomnies sont nombreuses (problèmes affectifs ou psychologiques, certains troubles hormonaux, troubles neurologiques)… parmi lesquelles le rythme de travail, qui peut également jouer un rôle important sur le rythme de sommeil. C’est particulièrement le cas pour les personnes travaillant avec des horaires irréguliers ou décalés (3×8, travail de nuit…) : le taux d’insomniaques s’élève alors à 30%. Les individus en déplacements fréquents, soumis aux décalages horaires ou effectuant fréquemment des « charrettes », présentent également des taux similaires (soit 10 points de plus que la moyenne).

L’insomnie a des conséquences sur l’état de veille de l’individu. Une personne en manque de sommeil a l’esprit moins clair, résiste moins bien aux petites irritations, a plus de mal à se concentrer, et a la mémoire pour le moins sélective.

Etude INSV :

stats sommeil

Lecture : 53% des insomniaques ont des problèmes de mémoire, contre 29% chez ceux qui dorment bien.
Si 81% des bons dormeurs résistent bien aux petites irritations du quotidien, seuls 57% des insomniaques y parviennent sans effort.

La diminution de la vigilance chez les insomniaques a donc des conséquences sur le bien-être en général, mais ces conséquences peuvent également être plus graves : absentéisme et/ou accidents du travail.

Le pourcentage de personnes ayant eu un accident du travail au cours des 12 derniers mois s’élève à 8%, contre seulement 1% chez les bons dormeurs.
44% des accidents mortels sur la route sont dus à la fatigue. C’est plus que l’alcool, dont on parle tant. Et c’est aussi beaucoup plus qu’en 1997 où ce même pourcentage n’était « que » de 22%.

Il est donc important de nous questionner sur nos pratiques de sommeil et ne pas hésiter à consulter dès lors que des réveils nocturnes s’installent, d’autant que les solutions existent et n’attendent plus que vous !